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Sens et fonctionnement

Les chantiers sont des prétextes à la rencontre de l’autre :

artiste/habitant - habitant/habitant - habitant/professionnel

humains/non-humains - humains/espaces - préservation/évolution


Les chantiers permettent de concevoir du contenu, l’imaginer et le formaliser.

Ce contenu peut être théorique, critique, physique ou plastique et apportera

consciemment ou non, la résonnance nécessaire à la fabrique d’un geste, d’un objet.

Ces chantiers sont en eux-même des espaces sensibles et transitifs, menés aussi bien par l’artiste que par l’habitant ou par l’espace lui-même.

Chaque chantier peut en contenir plusieurs.

Ils s’enrichissent constamment, par ruisselement ou emboîtement selon les contextes et les nécessités.


Exemple :

Une lecture de paysage pendant une promenade collective, contemplative

ou guidée, génère une cartographie du souvenir qu’une pierre récoltée aura

engendrée.


Finalité

Le Conservatoire des ailleurs et du bord du chemin est le geste artistique final

et global, poétique et documentaire de la vie des participants (élèves, habitants...) et du territoire; une réponse matérielle et formelle au projet précis de la résidence.

Il illustre les expériences et réunit ce qu’elles ont créées sous de multiples

formes, parfois immatérielles (sons, souvenirs, témoignage oral...) parfois

visuelles (photographie, collection naturaliste...) ou encore expérimentales

(performance, organisation d’évènements ...).


Ce conservatoire est un objet composé de morceaux de vies et de bouts

du monde.


Les ateliers se concentrent sur la discussion, la géographie et la construction d’espaces.


Depuis 2016, mes interventions se concentrent principalement sur les questions des espaces et de l’humain que je traduis par explorer et raconter les espaces : la possibilité du réel.


J’ai d’abord initié ces recherches sous l’influence de Joseph Beuys, selon ses expériences sociales menées à la fin des années 70 qui conçoivent l’art, l’humain et le territoire comme une seule et même oeuvre.

Mes explorations sont également fortement influencées par les Lignes

d’erre de Fernand Deligny1, méthodologie cartographique consistant à amorcer une communication avec des enfants autistes non-parlants.

A ces deux influences s’ajoutent enfin le récent travail graphique de

Giorgia Lupi et Stefanie Posavec2 qui, pendant un an, se sont envoyées une lettre chacune par semaine sur des sujets tel que quand et qui ai-je touché cette semaine?

Chantiers potentiels


Les Promenades : découverte d’un territoire naturel ou urbain (faune, flore, géologie, histoire, contemplation, patrimoine...) menée par l’artiste, l’habitant ou un guide. Cette piste propose de re-découvrir l’environnement du PNR en l’explorant physiquement pour mieux apprécier ses paysages et son potentiel d’évasions.


L’espace à parler : Une personne ou un groupe sélectionne une oeuvre d’art, une exposition, un film, un livre ou une idée pour en parler. Le propos peut être descriptif, théorique, critique...

Ces ateliers sont des temps rares concentrés sur l’analyse et le partage de la

compréhension d’une pensée ou d’une oeuvre. Ils génèrent une dynamique de groupe et consolident l’engagement collectif. Ils permettent également d’ouvrir le champ de l’éveil créatif pour penser et imaginer ensemble son propre territoire.


Les correspondances : Produire plusieurs séries de cartes postales destinées à être envoyées entre habitants à travers le Parc. Se raconter l’oiseau qui ne vient plus le matin, le reportage au journal la veille, l’exposition du weekend, le match de la semaine prochaine... Cet exercice a pour objectif de réunir les habitants et tisser des liens, dont le réseau peut être cartographié. De plus, ces cartes postales peuvent l’objet d’une diffusion.


Atelier de géographie populaire : Cartographier la vie : les trajets quotidiens

(domicile/travail...), les lieux où la vue est belle, ses souvenirs, les endroits où l’on a vécu... Cartographier le monde : l’activité agricole et d’élevage de la région, les réseaux d’eaux, les sentiers empruntables pour les promenades...

Cet objet poétique et technique, permet de rendre le territoire sensible et de mieux le comprendre. Outil majeur d’expression visuelle et veritable objet de transmission, la cartographie permet aussi bien d’imaginer le territoire que d’identifier son potentiel et ses ressources.

Les productions cartographiques peuvent faire l’objet d’une édition.


Photographie : capturer les images pour documenter son monde, l’archiver et le transmettre.


Collection : La collection permet de raconter la vie du périmètre du PNR à travers des objets (naturels ou manufacturés...) qui valoriseront le patrimoine aussi bien naturel qu’agricole et historique.


Lectures de paysages : en milieu urbain ou naturel, la lecture de paysage permet de comprendre comment fonctionne son territoire, l’identifier et l’interpréter. C’est un outil majeur de partage et d’acquisition des connaissances.


Les abouchements : Chaque semaine, dans différents lieux, un habitant du territoire vient présenter son métier.


Cycle de projections / lectures publiques...


Les recherches de l’artiste

Mise à disposition de mes compétences à partager mes expériences artistiques et à les faire vivre à travers différents dispositifs (lectures, diffusion-prêts d’oeuvres, projections...).